Il y a des verdicts qui ne font pas la une internationale mais qui comptent énormément pour les pays qui les rendent. En Algérie, ce lundi 20 avril, le pôle pénal économique et financier d’Alger a rendu sa décision dans l’affaire Imétal.
Le pôle pénal économique et financier d’Alger a rendu son verdict dans l’affaire Imétal. Ali Aoun, ancien ministre de l’Industrie sous la présidence de Abdelmadjid Tebboune, a été condamné à la suite d’une affaire de corruption et de mauvaise gestion liée à ce groupe industriel public.
En Algérie, depuis l’avènement de Tebboune en 2019, plusieurs figures de l’ancien système ont été poursuivies dans le cadre d’une vaste campagne anticorruption. Deux anciens Premiers ministres, plusieurs milliardaires proches de Bouteflika, des officiers militaires, tous ont été traduits en justice dans des procès très médiatisés.
La condamnation d’Ali Aoun s’inscrit dans cette logique, mais avec une particularité : Aoun est un homme nommé sous Tebboune lui-même, pas un reliquat de l’ancien régime. Cela signifie que la justice algérienne s’attaque désormais à des personnalités liées au pouvoir en exercice, ce qui renforce au moins formellement la crédibilité du processus.
Pour le reste de l’Afrique, ce verdict envoie un signal que la reddition de comptes des élites n’est pas une utopie. Elle demande des institutions judiciaires indépendantes, une volonté politique réelle, et une société civile vigilante. Toutes ces conditions ne sont pas réunies partout. Mais Alger montre que, quand elles le sont, la justice peut frapper même ceux qui semblaient protégés.




























