Donald Trump a estimé mardi que la guerre avec l’Iran était “presque finie”, après avoir évoqué une possible reprise des discussions avec Téhéran cette semaine au Pakistan. “Je pense que c’est presque fini”, a affirmé le président américain sur la chaîne Fox News, assurant que les autorités iraniennes “veulent vraiment parvenir à un accord”. “Quelque chose pourrait arriver au cours des deux prochains jours”, a-t-il dit au New York Post.
La Maison Blanche a confirmé ces signaux d’ouverture. “Ces discussions sont en cours et nous sommes confiants quant aux perspectives d’un accord”, a déclaré la secrétaire de presse Karoline Leavitt. Les nouveaux pourparlers se dérouleraient “très probablement” à Islamabad.
Malgré l’impact du double blocus sur le détroit d’Ormuz, les marchés ont signalé vouloir croire à une sortie du conflit : le pétrole s’affiche en dessous de 95 dollars le baril, après une forte baisse depuis les sommets de 126 dollars atteints au plus fort de la crise.
Le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, négocié début avril, arrive à expiration le 22 avril. Les négociateurs se concentrent sur les trois points qui ont fait échouer les pourparlers du week-end précédent : le programme nucléaire iranien, le contrôle du détroit d’Ormuz et les réparations de guerre.
Sur le front israélo-libanais, Israël et le Liban ont convenu d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable, les premières du genre depuis 1993. Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres avait appelé à la reprise de négociations sérieuses, insistant : “Il n’y a pas de solution militaire à cette crise.”
“Presque finie” mais pas finie. Le monde a appris à calibrer les déclarations de Trump sur le tempo de ses succès médiatiques. La paix en Iran ne sera réelle que quand les bombes s’arrêteront, que les blocus seront levés durablement, et qu’un accord digne de ce nom sera signé. Le reste n’est que rhétorique.




























