C’est un séisme diplomatique dont l’épicentre se trouve à Washington. Ce jeudi 19 février 2026, le président Donald Trump a réuni pour la première fois son « Conseil de Paix » (Board of Peace), une organisation internationale d’un genre nouveau destinée à supplanter, à terme, une Organisation des Nations unies jugée « obsolète et inefficace » par la Maison-Blanche.
Autour de la table, une vingtaine de nations clés dont la Turquie, l’Arabie saoudite, le Maroc, Israël et l’Argentine de Javier Milei marquent l’acte de naissance d’un bloc de puissances pragmatiques prêtes à valider une « Pax Americana » décomplexée. Initialement conçu pour piloter la reconstruction de la bande de Gaza après l’accord de paix d’octobre 2025, le Conseil a rapidement mué en une structure permanente au mandat global. La charte de l’organisation, signée en janvier dernier à Davos, révèle une ambition sans précédent : traiter les conflits mondiaux en s’affranchissant des lourdeurs du Conseil de sécurité de l’ONU et de ses droits de veto. Pour Donald Trump, l’agilité prime sur le consensus multilatéral traditionnel, quitte à créer une diplomatie « à la carte » où seuls les alliés les plus proches ont voix au chapitre.
Le fonctionnement de ce Conseil illustre une vision très entrepreneuriale des relations internationales. Pour obtenir un siège permanent et peser sur les décisions, les États membres doivent s’acquitter d’un droit d’entrée symbolique mais colossal d’un milliard de dollars, destiné à financer des forces de stabilisation et des projets de reconstruction. Si des pays comme la Hongrie ou les Émirats arabes unis ont répondu présent, les puissances européennes comme la France et l’Allemagne observent la scène avec une méfiance palpable, ne participant à cette première réunion qu’en tant que simples « observateurs ».
Le timing de ce sommet n’est pas anodin. Il intervient alors que Washington intensifie sa pression sur l’Iran, brandissant la menace de frappes imminentes si Téhéran ne plie pas devant les exigences du Conseil. En réunissant ses alliés sous cette nouvelle bannière, Donald Trump s’offre une légitimité internationale alternative, isolant les voix discordantes comme la Chine ou la Russie qui restent attachées au système onusien. Le message est clair : ceux qui souhaitent la protection et les investissements américains doivent désormais passer par le canal privilégié de Washington.
L’émergence de ce Conseil de Paix marque peut-être le début d’une ère post-ONU. Si l’organisation basée à New York fait face à une crise de financement sans précédent, le Conseil de Trump affiche déjà une force de frappe financière et militaire prête à intervenir sur les points chauds du globe. Reste à savoir si cette structure pourra survivre aux instabilités régionales ou si elle restera l’instrument exclusif de la vision d’un seul homme. Une chose est sûre : en ce début d’année 2026, l’ordre mondial n’a jamais été aussi fragmenté.




























