Le vice-président américain JD Vance a affirmé que « la balle est dans le camp des Iraniens », confirmant que les discussions entre Washington et Iran restent dans l’impasse.
Au cœur du désaccord : les États-Unis exigent une suspension de 20 ans de l’enrichissement d’uranium iranien, tandis que Téhéran se dit prêt à accepter une limitation de cinq ans maximum.
Cette divergence illustre l’écart profond entre les deux parties. Washington cherche un accord durable empêchant toute reprise rapide du programme nucléaire iranien, alors que Téhéran refuse de renoncer à long terme à ce qu’il considère comme un droit souverain.
Le dossier nucléaire demeure ainsi le principal verrou des négociations en cours.
La Chine a dénoncé le blocus maritime imposé par les États-Unis contre les ports iraniens, qualifiant cette décision de « dangereuse et irresponsable ».
Pékin, grand importateur d’énergie et acteur majeur du commerce mondial, redoute les conséquences d’une déstabilisation prolongée du Golfe sur les marchés et les routes maritimes.
De son côté, l’Organisation des Nations unies a appelé au respect de la liberté de navigation, principe central du droit maritime international.
Ce rappel intervient alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz font craindre des incidents militaires ou des perturbations commerciales majeures.
Entre pressions diplomatiques, exigences contradictoires et démonstrations de force navales, la crise dépasse désormais la seule question nucléaire.
Elle touche à la sécurité énergétique mondiale, aux rapports de force entre grandes puissances et à la stabilité de tout le Moyen-Orient.
Malgré la poursuite des discussions, aucun compromis ne semble proche à ce stade. Tant que l’écart entre les positions restera aussi large, le risque d’escalade politique ou militaire demeurera élevé.





























