Il y a des moments où l’histoire s’écrit en direct. Ce mardi 21 avril 2026, pour la première fois depuis Kofi Annan, un Africain se présente sérieusement à la direction des Nations Unies. Et il s’appelle Macky Sall.
La succession d’Antonio Guterres à la tête de l’ONU est officiellement lancée. À New York ce mardi, les quatre candidats déclarés sont soumis à un exercice exigeant : trois heures de questions face aux 193 États membres de l’ONU et à des représentants de la société civile. Ce “grand oral” vise à renforcer la transparence d’un processus longtemps jugé opaque.
Macky Sall se distingue comme le seul candidat extérieur au système onusien. Fort de son expérience politique et de ses relations avec les grandes puissances, il mise sur son profil d’homme d’État. Mais il n’est soutenu ni par son propre pays, ni officiellement par l’Union africaine.
L’Union africaine avait rejeté sa candidature le 27 mars : 20 États membres, dont le Sénégal lui-même, ont rompu la procédure de “silence”, empêchant l’adoption du soutien continental. Cette situation inédite expose une fracture dans la diplomatie africaine.
Malgré ces obstacles, un sondage du cabinet britannique Holding Price Limited place Macky Sall en tête avec 38,6 % des intentions auprès de décideurs et diplomates, devant Michelle Bachelet, Rafael Grossi et Rebeca Grynspan.
L’Afrique a-t-elle les moyens de son ambition onusienne ? La réponse dépendra largement de sa capacité à parler d’une seule voix dans les mois qui viennent. Pour l’instant, Macky Sall doit convaincre le monde entier — tout en sachant que son propre pays ne lui a pas offert ce soutien qui aurait changé tout le calcul. Un défi immense pour un homme qui a toujours aimé les défis.




























