On connaissait Lubumbashi pour son cuivre, son cobalt, ses mines géantes qui font tourner les industries du monde entier. Voilà qu’on commence à la découvrir pour ses artistes, ses créateurs, ses scènes culturelles en pleine ébullition. Lubumbashi lance l’économie culturelle sous l’impulsion de Judith Suminwa, la Première ministre congolaise, dans une initiative qui marque un tournant pour le développement de la ville au-delà de son seul secteur minier.
L’idée est ambitieuse : faire de la culture un levier de développement économique à part entière. Musique, arts plastiques, mode, design, cinéma, artisanat d’art autant de secteurs qui, soutenus et organisés, peuvent générer des emplois, attirer des touristes, et construire une identité urbaine forte et rayonnante.
Lubumbashi n’est pas sans atouts. Elle abrite une université dynamique, une scène artistique locale bouillonnante, et une classe moyenne en croissance qui consomme de la culture. Des festivals émergent, des galeries ouvrent, des espaces de co-création se multiplient.
Ce qui manquait, c’était une volonté politique clairement affichée et des fonds structurels. L’initiative de Judith Suminwa semble vouloir combler ce vide. Si ce programme tient ses promesses, Lubumbashi pourrait devenir, dans les prochaines années, ce que Dakar est à l’Afrique de l’Ouest culturelle : un phare, un lieu de convergence, un endroit où l’Afrique crée et se réinvente. Pour une ville trop longtemps définie par ce qu’on extrait de son sol, cette promesse a quelque chose de profondément libérateur.






























