La Belgique a été définitivement condamnée par la justice pour crimes contre l’humanité commis en RDC pendant la période coloniale.
Ce verdict historique, rendu le 23 mai 2026, marque une rupture dans la longue histoire des relations entre la Belgique et son ancienne colonie. Pour la première fois, un tribunal reconnaît formellement la responsabilité de l’État belge dans des crimes commis sur le territoire congolais pendant les décennies coloniales, incluant des mutilations de masse, des travaux forcés, des déplacements de populations et des exécutions extrajudiciaires.

Cette décision s’inscrit dans un contexte diplomatique déjà tendu par les débats sur les restitutions d’oeuvres d’art africaines. Elle arrive quelques semaines après que le roi Philippe, en 2022, avait exprimé ses “profonds regrets” lors d’une visite à Kinshasa, sans aller jusqu’aux excuses officielles.
Pour la RDC, ce jugement est une victoire symbolique que des organisations de défense des droits humains et des historiens réclamaient depuis des décennies. Pour les Congolais dont les ancêtres ont vécu ces atrocités, c’est une reconnaissance de leur vérité, longtemps niée ou minimisée.
La question des réparations financières reste entière. Le gouvernement belge a promis des “réparations morales”, sans préciser leur nature. La communauté juridique internationale observe avec attention si ce verdict ouvrira la voie à des demandes d’indemnisation concrètes.





























