L’opération Shujaa, menée conjointement par les Forces armées de la RDC et l’armée ougandaise depuis décembre 2021, était au coeur des entretiens en tête-à-tête entre Tshisekedi et Museveni au State House d’Entebbe. Les deux dirigeants ont évalué ses résultats et décidé de la poursuivre.
Félix Tshisekedi et Yoweri Museveni ont évalué l’opération Shujaa face à la recrudescence des attaques des ADF.
Le bilan de cette opération est contrasté. D’un côté, elle a réussi à dégrader significativement les capacités logistiques et les infrastructures de commandement des ADF dans les zones frontalières. Plusieurs bases de l’organisation ont été démantelées. Des chefs de moyenne importance ont été neutralisés. Les corridors de ravitaillement entre l’Ouganda et le territoire ougandais des ADF ont été perturbés.
De l’autre côté, les ADF ont fait preuve d’une résilience inquiétante. Après chaque pression militaire, l’organisation se recompose, se repositionne, et frappe ailleurs. Les massacres à Mambasa, à Irumu, à Djugu se sont poursuivis tout au long des opérations conjointes. En mars 2026 seul, les ADF ont tué 87 civils dans le seul territoire de Mambasa.
Cette résistance n’est pas un mystère. Les ADF bénéficient de l’aide idéologique et logistique de l’État islamique, qui les intègre dans son réseau africain, leur fournit des financements, des équipements et une doctrine militaire. Combattre les ADF n’est donc pas seulement une opération militaire locale. C’est une opération de contre-terrorisme qui s’inscrit dans un réseau global.





























