La coalition C64, regroupant 64 partis d’opposition et organisations civiles, se constitue pour contrer tout projet de révision constitutionnelle en RDC.
Soixante-quatre. Ce chiffre dit quelque chose sur l’ampleur de la mobilisation qui se construit contre la révision constitutionnelle. Des partis d’opposition historiques aux nouvelles formations nées après les élections de 2023, des organisations de la société civile aux associations de femmes, des confessions religieuses aux syndicats : la coalition C64 est diverse, représentative et déterminée.
Refusant un report des élections autant qu’une révision de la Constitution, les adversaires du chef de l’État ont choisi d’unir leurs forces au sein de cette nouvelle coalition, sans faire mention de l’ancien président Joseph Kabila, dont les sanctions américaines ont rendu l’alliance politiquement toxique.
Ce détail sur Kabila est révélateur. La coalition se construit sans lui, consciemment, pour ne pas se laisser associer à l’ancien régime dont les méthodes sont aujourd’hui disqualifiées par les sanctions internationales.
Ce mouvement civique rappelle les mobilisations de 2015 à 2018 contre le “glissement” électoral sous Kabila, quand des millions de Congolais étaient descendus dans la rue pour exiger le respect de la Constitution. Ces mobilisations avaient finalement abouti. Ce précédent est dans tous les esprits, des deux côtés du débat.



























