Demain, 22 avril 2026, sera le 56e Jour de la Terre. Un anniversaire qui arrive dans un monde paradoxal : jamais autant de jeunes ne se sont mobilisés pour le climat, et jamais les émissions mondiales de CO2 n’ont autant résisté à la baisse.
La guerre en Iran a produit un effet pervers sur la transition énergétique mondiale. La fermeture partielle du détroit d’Ormuz, les perturbations des marchés pétroliers, le blocus américain des ports iraniens, tout cela a provoqué une course aux approvisionnements énergétiques alternatifs qui a relancé l’extraction de charbon dans plusieurs pays et retardé des fermetures de centrales thermiques.
Les données satellitaires confirment qu’avril 2026 est l’un des mois d’avril les plus chauds jamais enregistrés dans plusieurs régions du globe. Les températures moyennes dépassent régulièrement les seuils de 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels, seuil que l’Accord de Paris cherche à ne pas franchir durablement.
Pour l’Afrique, les conséquences sont déjà visibles et documentées. Les sécheresses au Sahel s’intensifient. Les inondations au Kivu et en Afrique de l’Est se multiplient. Les rendements agricoles baissent dans des pays qui dépendent de la pluie pour nourrir leur population.
Ce Jour de la Terre 2026 est un rappel cruel : les guerres, les crises politiques, les tensions géopolitiques ne font pas de pause pour la crise climatique. Elle, elle continue, indifférente aux calendriers diplomatiques et aux accords de cessez-le-feu. Et pendant que les puissances se disputent le pétrole d’Ormuz, la planète continue son réchauffement. Sans négociation possible.



























