À première vue, le marché de Marché de Dawaki ressemble à bien d’autres places commerciales du Nigeria. Pourtant, il est considéré comme l’un des plus importants centres de vente de chiens du pays.
Chaque semaine, des acheteurs et des vendeurs affluent de régions parfois éloignées. Les transactions sont rapides. Les prix varient en général entre 25 et 40 dollars, selon la taille et l’état de l’animal.
Le commerce s’appuie sur une structure communautaire solide. Justine Likita, vendeuse sur le site, explique que des hommes de sa communauté se rendent régulièrement à Kano pour s’approvisionner. Selon les croyances locales, certains portent des amulettes censées favoriser la réussite de leurs transactions.
À leur retour, les chiens sont confiés aux femmes. Elles assurent la vente sur le marché. Les revenus servent à subvenir aux besoins des familles.
La consommation de viande de chien, appelée cynophagie, reste ancrée dans certaines pratiques culturelles. Pour plusieurs clients, cette viande aurait des vertus énergétiques.
Gideon Goyoma, président de l’association des vendeurs de chiens, affirme que sa consommation renforcerait l’endurance physique. D’autres acheteurs lui attribuent des propriétés mystiques, comme une protection contre l’empoisonnement ou des effets favorisant la séduction dans certaines préparations traditionnelles.
Ces affirmations ne reposent toutefois sur aucune preuve scientifique.
Le marché de Dawaki illustre ainsi un secteur à la fois structuré et controversé. Entre traditions locales, réalités économiques et débats éthiques, ce commerce continue d’attirer une clientèle fidèle tout en suscitant des interrogations croissantes.




























