L’industrie bovine en Afrique du Sud est en crise en raison d’une épidémie de fièvre aphteuse sans précédent. Depuis le début de 2025, la maladie s’est répandue dans sept des neuf provinces, touchant récemment le Cap-Occidental et le Cap-Nord. Des mesures de quarantaine ont été imposées dans les exploitations affectées pour tenter de contenir la propagation de la maladie.
La fièvre aphteuse cause des cloques douloureuses sur la langue, les lèvres et les pattes des animaux, rendant leur alimentation et leur mobilité difficiles. En réaction à cette crise, le ministère de l’Agro-industrie et de la Sécurité alimentaire sud-africain avait pris des mesures préventives en octobre dernier pour réduire le risque d’introduction de la maladie sur son territoire. Cela incluait l’exigence de tests sanitaires pour tous les bovins, chèvres et moutons importés avant leur arrivée.
Avec la situation qui se détériore, le gouvernement sud-africain a déclaré l’état de catastrophe nationale. Le 20 février, le Conseil des ministres a ainsi décidé d’interrompre toute émission de nouveaux permis d’importation de bovins en provenance d’Afrique du Sud.
Néanmoins, des mécanismes ont été instaurés pour garantir l’importation de bétail en provenance d’autres pays afin de répondre aux besoins locaux. Selon des données de Statistics Mauritius, 95,4 % de la production de viande bovine provient de bovins importés, mettant en évidence l’importance de ces importations pour la sécurité alimentaire et la stabilité de l’industrie locale.
Face à ces défis, il est crucial que les autorités agissent pour protéger le cheptel tout en assurant l’approvisionnement en viande. Les efforts pour contrôler la fièvre aphteuse et sécuriser l’industrie bovine seront essentiels pour maintenir la confiance des consommateurs et la santé économique du secteur.






























