La vannerie est en péril à Kinshasa. Des artisans alertent sur la disparition progressive d’un art ancestral qui fait partie de l’identité culturelle congolaise.
La vannerie congolaise n’est pas un simple artisanat. C’est une mémoire matérielle. Des paniers tressés selon des techniques transmises de mère en fille depuis des générations, qui incarnent des savoirs techniques, des esthétiques locales, des identités communautaires. Chaque motif, chaque couleur, chaque forme dit quelque chose sur le groupe qui l’a produit.
Aujourd’hui, les marchés de Kinshasa se remplissent de produits plastiques importés, moins chers, plus durables selon les acheteurs, mais culturellement vides. Les jeunes artisans quittent le métier faute de revenus suffisants. Les maîtres vieillissent sans transmettre leur savoir. Et avec eux disparaît quelque chose d’irremplaçable.
Ce dossier mérite une réponse politique concrète : programmes d’appui aux artisans, marchés publics favorisant l’artisanat local, inscription de la vannerie dans les curricula scolaires de l’éducation artistique. La RDC a préservé la rumba congolaise grâce à une inscription UNESCO. Sa vannerie mérite la même attention.




























