Ce n’est pas la victoire rêvée, mais c’est une promesse. Le mercredi 3 juin au Stade Maurice Dufrasne de Liège, la République démocratique du Congo a tenu le choc face au Danemark sur un score de 0-0. Un nul qui en dit long sur les qualités et les limites d’une équipe qui se prépare pour son premier Mondial depuis 52 ans.
Galvanisés par 23 000 supporters très en voix, issus de la diaspora congolaise de Belgique et des pays limitrophes, Chancel Mbemba et ses équipiers se sont rassurés sur le plan défensif autant qu’ils se sont montrés maladroits face au but. Le gardien danois Filip Jorgensen a fait le boulot sur une incursion de Cédric Bakambu à la demi-heure, puis sur une tentative de Noah Sadiki à l’heure de jeu. Il s’est encore imposé devant Charles Pickel, l’attaquant parti seul à la limite du hors-jeu, et a sorti le grand jeu à la dernière minute sur une frappe de Joris Kayembe.
Le sélectionneur Sébastien Desabre a commenté sobrement : “C’était un match de très bon niveau pour un amical.” La défense congolaise a bien répondu au défi physique imposé par des Danois costauds et bien organisés. La charnière centrale n’a pas cédé. Le gardien congolais a peu été sollicité.
Placée dans le groupe K, la RDC affrontera le Portugal le 7 juin, puis la Colombie le 23 juin et enfin l’Ouzbékistan le 27 juin. Trois adversaires. Une hiérarchie claire. Le Portugal de Cristiano Ronaldo sera le premier test grandeur nature d’une équipe qui, pour la première fois depuis 1974, porte le rêve d’un pays entier sur ses épaules.
La rencontre face au Chili initialement prévue le 9 juin en Espagne est en suspens après son interdiction par le maire de La Linea de la Concepcion, invoquant la prudence face aux risques sanitaires liés à l’épidémie d’Ebola en RDC. Ce Liège sera peut-être la seule répétition avant le Mondial. Raison de plus pour analyser ses enseignements avec une extrême précision.





























