Le Forum africain de l’eau s’est ouvert mercredi 15 juillet à N’Djaména, au Tchad, en présence de plusieurs chefs d’État africains, de responsables gouvernementaux, de partenaires techniques et financiers ainsi que de représentants d’institutions internationales. Cette rencontre de haut niveau doit permettre de faire avancer la coopération continentale autour de la gestion durable des ressources en eau.
Organisé conjointement par le gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale, le forum se tient les 15 et 16 juillet sous le thème « De la vision à l’action ». Il vise à accélérer les investissements dans le secteur de l’eau et à renforcer la résilience des pays africains face aux effets du changement climatique.
Parmi les dirigeants présents figurent notamment le président béninois Romuald Wadagni et son homologue de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, arrivés à N’Djaména pour prendre part aux travaux consacrés à l’avenir de la sécurité hydrique sur le continent.
Pendant deux jours, les participants doivent se pencher sur plusieurs priorités, notamment le financement des infrastructures hydrauliques, l’accès universel à l’eau potable, la gestion durable des ressources, l’assainissement, l’adaptation aux changements climatiques ainsi que la coopération transfrontalière dans la gestion des bassins fluviaux.
Face à la croissance démographique, à l’urbanisation rapide et à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes, l’accès à l’eau demeure l’un des principaux défis du développement durable en Afrique. Des millions de personnes restent privées d’eau potable et de services d’assainissement, avec des conséquences directes sur la santé publique, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la croissance économique.
Le Forum africain de l’eau entend ainsi favoriser une mobilisation accrue des financements publics et privés en faveur des infrastructures hydriques, tout en encourageant des politiques de gestion intégrée des ressources en eau capables de répondre aux besoins des populations et de soutenir le développement économique.
À l’issue de cette rencontre, les organisateurs espèrent dégager des engagements concrets afin de transformer les ambitions continentales en actions opérationnelles, dans un contexte où la sécurité hydrique est désormais reconnue comme un levier essentiel de stabilité, de résilience climatique et de développement pour l’Afrique.



























