Uvira : plus de 48 000 réfugiés congolais sont rentrés spontanément du Burundi après l’accalmie sécuritaire, selon le CNR, Commissariat national aux réfugiés.
Quarante-huit mille personnes qui font le chemin inverse. Qui traversent la frontière en sens contraire pour retrouver leurs maisons, leurs champs, leurs communautés. Ce chiffre est une émotion collective autant qu’une statistique humanitaire.
Le mot “spontanément” est important. Ces retours n’ont pas été organisés par le HCR ou coordonnés par une opération officielle. Ce sont des familles qui ont regardé les nouvelles, qui ont entendu que la situation sécuritaire dans leur zone s’était améliorée, et qui ont décidé de rentrer. Ce mouvement dit que, fondamentalement, les déplacés ne veulent pas rester déplacés. Ils attendent juste les conditions minimales pour rentrer.
Ces conditions restent fragiles. L’accalmie dans la zone d’Uvira ne signifie pas la paix définitive. Le M23 maintient des positions dans d’autres parties du Sud-Kivu. Des groupes armés continuent d’opérer. Et l’épidémie d’Ebola ajoute une couche supplémentaire de risque pour ces familles qui rentrent.





























