Le Mondial approche. Et Ebola complique tout. Ce mercredi 27 mai, la Fédération congolaise de football a confirmé une décision difficile mais nécessaire : le stage de préparation de l’équipe nationale, initialement prévu sur le sol congolais, est annulé pour des raisons sanitaires liées à l’épidémie d’Ebola. Le stage de préparation de l’équipe congolaise a été “délocalisé” en Belgique.
Cette décision est à la fois compréhensible et symboliquement douloureuse. Compréhensible parce que la FIFA et la CAF ont des protocoles sanitaires stricts qui s’appliqueront aux équipes participantes au Mondial, et que des joueurs issus d’un pays frappé par une urgence sanitaire internationale doivent pouvoir prouver qu’ils ne présentent aucun risque pour leurs adversaires. Douloureuse parce que se préparer en Belgique plutôt qu’à Kinshasa, c’est couper les Léopards de l’énergie populaire qui avait fait vibrer tout le pays depuis la qualification historique du 31 mars.
La FECOFA a assuré que “toutes les dispositions sont prises pour une participation sécurisée” des Léopards au Mondial 2026, tandis que le ministre des Sports Didier Budimbu a précisé qu'”aucune mesure de quarantaine ne vise notre sélection nationale”.
Les joueurs, pour la plupart basés en Europe, seront rejoints en Belgique par les quelques éléments évoluant dans des championnats locaux. Les matchs de préparation contre le Danemark à Liège et le Chili à Marbella se dérouleront comme prévu. Le sélectionneur Hector Cuper a maintenu son programme tactique et n’a pas modifié sa liste préliminaire.
Ce que l’épidémie ne pourra pas voler aux Léopards, c’est l’ambition. Cinquante-deux ans d’attente. Un peuple qui se souvient de 1974. Une qualification arrachée à la 100e minute contre la Jamaïque. Ces Léopards iront au Mondial. Et ils y iront pour jouer, pas simplement pour participer.





























