Kinshasa bruisse depuis deux jours. Le vice-président national de l’Alliance des forces démocratiques du Congo et quatre de ses camarades ont été arrêtés au Beach Ngobila et conduits à la Maison militaire du chef de l’État. L’information, confirmée par le parti lui-même, a déclenché une onde de choc dans les cercles politiques de la capitale.
Des cadres de l’AFDC ont été arrêtés et acheminés à la Maison militaire du chef de l’État, selon leur parti. Le vice-président national de l’AFDC et ses quatre camarades ont été arrêtés au Beach Ngobila.
Ces arrestations surviennent dans un contexte précis. L’AFDC, parti de Modeste Bahati Lukwebo, traverse depuis plusieurs semaines une crise interne liée aux frondeurs qui avaient tenté de déposer une motion de défiance contre Jacquemain Shabani. Plus profondément, les tensions entre certaines factions de l’AFDC et l’UDPS se sont aggravées depuis que le débat constitutionnel a commencé à agiter la majorité.
Ce que ces arrestations signifient politiquement est ambigu. S’agit-il d’un règlement de comptes entre alliés, d’une neutralisation préventive d’opposants internes au débat constitutionnel, ou d’un dossier judiciaire sans lien direct avec la politique ? La réponse à cette question déterminera la trajectoire de la coalition au pouvoir dans les semaines à venir.
Martin Fayulu avait averti : “Avec la majorité du peuple congolais, nous allons barrer la route à tout projet de troisième mandat de Tshisekedi comme nous l’avons fait hier pour Kabila.” Ces arrestations, dans ce contexte, alimentent la lecture d’un pouvoir qui durcit sa posture face à toute opposition interne ou externe. Ce durcissement, s’il se confirme, est un signal que le débat constitutionnel n’est plus seulement un débat juridique. Il est devenu un combat politique à haut risque.





























