Deux pays qui ne se parlent plus officiellement. Et pourtant, la même semaine, le même rêve. L’Algérie accueille le summit Global Africa Tech, réunissant décideurs et startups autour de l’unification des réseaux africains. Le Maroc, lui, accueille le Gitex Africa 2026 à Marrakech, avec une annonce retentissante sur le futur plus grand data center du continent. L’Algérie ambitionne de bâtir une Afrique numériquement unifiée via l’intégration des réseaux, avec pour slogan “Tous les réseaux, une seule convergence”.
Les ministres africains ont signé la Déclaration d’Alger pour unifier les réseaux du continent africain, un acte symbolique mais structurant pour la souveraineté numérique. À Marrakech, le Maroc a annoncé la construction d’un data center titanesque à Dakhla, alimenté aux énergies renouvelables.
Deux stratégies différentes, mais un même objectif fondamental : que l’Afrique cesse d’être un consommateur passif des technologies mondiales pour devenir un acteur à part entière de la révolution numérique. La fracture Algérie-Maroc au niveau diplomatique semble s’effacer, au moins partiellement, devant la grandeur de l’ambition continentale.
Car les enjeux sont trop importants pour être sacrifiés sur l’autel des rivalités politiques. L’intelligence artificielle, le cloud, la cybersécurité, la 5G, ces chantiers ne connaissent pas les frontières. Si les deux plus grandes économies d’Afrique du Nord parviennent à coordonner leurs efforts, même informellement, c’est tout le continent qui en bénéficiera. Le numérique comme espace de réconciliation : l’idée mérite d’être explorée.






























