Les chiffres ne mentent pas. Ce mois d’avril 2026 s’inscrit dans une séquence de records climatiques qui se déroule depuis plusieurs années avec une régularité terrifiante. Selon les données compilées par les services météorologiques européens et américains, plusieurs régions du globe ont enregistré ce mois des températures moyennes jamais atteintes depuis le début des mesures instrumentales.
L’Afrique est en première ligne. La 18e réunion bilan du Programme régional de production intégrée du coton en Afrique, réunie à Lomé, a mis en évidence l’impact devastateur du changement climatique sur la production cotonnière : décalage des saisons des pluies, perturbation des calendriers de semis, recrudescence des ravageurs et dégradation de la fertilité des sols. Huit pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal, Tchad et Togo constatent des perturbations agricoles directement liées aux variations climatiques.
Pour la RDC, ce défi climatique se superpose aux crises sécuritaires et humanitaires. Les déplacements massifs de population privent les zones agricoles de leur main-d’œuvre. Les perturbations des pluies dans les provinces de l’Est affectent la sécurité alimentaire de populations déjà vulnérables. Et dans le bassin du Congo ; deuxième plus grand réservoir de forêt tropicale au monde, la pression sur les ressources naturelles s’intensifie.
L’Accord de Paris de 2015 avait fixé l’objectif de maintenir le réchauffement climatique sous 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels. En avril 2026, la planète se situe régulièrement au-dessus de ce seuil sur des périodes mensuelles. Les gouvernements du monde sont réunis dans diverses enceintes diplomatiques pour traiter de la guerre, de l’économie, du nucléaire. Pendant ce temps, la thermosphère monte. Sans bruit, sans ultimatum, mais avec une constance que aucune résolution ne peut arrêter.






























