La MONUSCO a publié le 9 mai un communiqué condamnant fermement la récente vague d’attaques meurtrières contre des civils en Ituri, Nord-Kivu et Sud-Kivu, ayant fait des dizaines de victimes.
Les massacres commis dans les environs d’Uvira au Sud-Kivu ont ajouté une couche d’horreur supplémentaire à un tableau déjà insoutenable. Les détails restent partiellement flous, les zones concernées étant difficiles d’accès pour les journalistes et les organisations humanitaires. Mais Washington les a explicitement mentionnés dans sa condamnation simultanée à Mushaki, ce qui dit que les renseignements américains disposent d’informations suffisamment solides pour les citer nommément.
Le communiqué de la MONUSCO rappelle ses principes fondamentaux : toutes les parties au conflit ont l’obligation de protéger les civils et de respecter le droit international humanitaire, le droit international des droits de l’homme et les autres normes applicables. L’organisation insiste sur la nécessité de prendre toutes les précautions pour éviter les pertes civiles et les dommages aux biens de caractère civil.
Uvira et ses environs ont une histoire douloureuse dans ce conflit. La ville avait été occupée par l’AFC-M23 en décembre 2025, puis partiellement reprise en janvier 2026. Le retrait du M23 d’Uvira s’était accompagné de pillages et d’un exode de civils de la communauté Banyamulenge par crainte de représailles, ainsi que par la découverte de fosses communes.
Les massacres de ce week-end, qu’ils soient attribués au M23, aux milices Twirwaneho, aux forces gouvernementales ou à une autre partie encore, s’ajoutent à un catalogue de violences dont aucune page ne se ferme jamais vraiment. La MONUSCO condamne. Washington condamne. Et les populations d’Uvira comptent leurs morts une fois de plus.





























