Il y a des jours où Kinshasa prend des airs de rêve américain. Ce samedi 11 avril, les terrains du Cercle Elaïs de Kinshasa ont vibré au rythme des dribbles et des dunks, marquant le coup d’envoi officiel d’un tournoi de basketball 3×3 unique en son genre. Sous l’impulsion conjointe d’Africell RDC et de NBA Africa, cette compétition dédiée aux jeunes filles et garçons de la capitale a immédiatement captivé les esprits. L’initiative s’appuie sur un modèle éprouvé, déjà couronné de succès en Angola en 2022. Le message est clair : Kinshasa devient le nouvel épicentre du développement du basketball jeune en Afrique centrale.
Ce n’est pas qu’un tournoi sportif. C’est une déclaration d’ambition. Kita Matungulu, vice-président de NBA Africa pour le développement, l’a exprimé sans détour : ce tournoi est un espace de création d’opportunités, un tremplin pour que ces jeunes puissent jouer, être compétitifs et, qui sait, être repérés. Dans un pays où le football fait figure de religion nationale, le basketball commence lentement mais sûrement à tailler sa place dans le cœur des jeunes Kinois.
La journée de samedi a été entièrement consacrée aux matchs d’élimination, les demi-finales et finales étant prévues pour ce dimanche 12 avril. Sur les terrains, des adolescents qui, pour beaucoup, ont grandi sans salle couverte, sans entraîneur certifié, sans matériel adéquat, ont montré une intensité et une créativité qui ont épaté les observateurs.
Ce tournoi porte aussi un message social fort : parmi les participants, autant de filles que de garçons. Dans un pays où les inégalités entre les sexes dans le sport sont encore criantes, ce choix n’est pas anodin. Le basketball, ici, se veut aussi une école de l’égalité.






























