La Banque mondiale a publié son rapport d’avril sur les perspectives économiques, dressant un constat nuancé pour l’Afrique subsaharienne. La croissance régionale devrait stagner autour de 4,1 % en 2026, un niveau jugé insuffisant pour répondre aux défis structurels du continent.
Malgré une reprise progressive après les chocs récents, cette croissance reste en deçà des niveaux nécessaires pour réduire significativement la pauvreté et absorber la forte croissance démographique.
Plusieurs facteurs continuent de peser sur les économies : volatilité des prix des matières premières, endettement élevé et instabilité sécuritaire dans certaines zones.
Face à ces limites, la Banque mondiale insiste sur la nécessité de concrétiser les politiques industrielles. L’objectif est de transformer les économies, encore largement dépendantes des exportations de matières premières, en développant des chaînes de valeur locales.
L’industrialisation apparaît ainsi comme un levier central pour créer des emplois, augmenter la productivité et renforcer la résilience économique.
Le rapport souligne également l’importance d’améliorer l’environnement des affaires, d’investir dans les infrastructures et de renforcer le capital humain.
Ces réformes sont jugées indispensables pour attirer les investissements et soutenir une croissance durable à long terme.
Au-delà des performances économiques, les choix politiques des États africains auront des répercussions sur la stabilité régionale. Une croissance insuffisante pourrait accentuer les tensions sociales et migratoires.
Si des opportunités existent notamment dans les secteurs industriels, numériques et énergétiques leur concrétisation dépendra de la capacité des gouvernements à mettre en œuvre des politiques cohérentes et ambitieuses.
Dans ce contexte, la transformation structurelle des économies africaines apparaît comme une condition essentielle pour dépasser une croissance encore trop modeste.






























