Le nord-ouest du Nigeria est à nouveau frappé par une série d’attaques meurtrières. Depuis le début de la semaine, les États de Niger et de Kebbi ont enregistré au moins une soixantaine de morts, selon des sources humanitaires et des témoignages locaux.
Dans l’État de Niger, une attaque survenue mardi dans le village d’Erena, dans la zone de Shiroro, a fait au moins 20 morts. Des hommes armés ont pris d’assaut la localité, ciblant des civils dans une opération décrite comme particulièrement violente par les sources locales.
Parallèlement, dans l’État de Kebbi, des raids attribués à des jihadistes présumés ont fait plus de 40 morts depuis dimanche soir dans plusieurs villages. Les assaillants auraient mené des attaques coordonnées, accentuant la psychose au sein des populations rurales.
Comme dans plusieurs régions du nord du pays, ces violences s’inscrivent dans un contexte de double insécurité. D’un côté, des groupes jihadistes étendent leurs opérations, tandis que de l’autre, des bandes criminelles, appelées localement « bandits », multiplient les attaques contre les villages et les enlèvements contre rançon.
Cette combinaison rend la situation particulièrement complexe pour les forces de sécurité, confrontées à des modes opératoires différents mais souvent simultanés.
Les habitants des zones touchées vivent dans une peur constante, certains ayant déjà fui leurs villages pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres. Les attaques répétées perturbent également les activités économiques locales, notamment l’agriculture, essentielle à la subsistance des communautés.
Malgré les opérations militaires menées ces dernières années, le nord-ouest du Nigeria reste l’un des foyers majeurs d’insécurité dans le pays. Les autorités sont régulièrement critiquées pour leur incapacité à endiguer durablement les violences.
Cette nouvelle vague d’attaques souligne l’urgence d’une réponse plus coordonnée et plus efficace pour protéger les civils et stabiliser cette région stratégique du Nigeria.






























