Les pays d’Afrique australe intensifient leur lutte contre les crimes miniers, un phénomène en pleine expansion qui fragilise les économies et alimente les réseaux criminels. Du 9 au 11 mars 2026, un atelier régional s’est tenu à Gaborone, réunissant forces de l’ordre, régulateurs et experts du secteur extractif.
Organisée par Office des Nations unies contre la drogue et le crime en partenariat avec la Communauté de développement de l’Afrique australe, cette rencontre visait à renforcer les stratégies de lutte contre l’exploitation minière illégale et les trafics associés.
Les participants ont mis en évidence l’ampleur croissante des crimes miniers dans la région, souvent liés à des réseaux transnationaux impliqués dans l’extraction, le transport et la commercialisation illicite de ressources naturelles. Ces activités engendrent des pertes économiques considérables pour les États et contribuent à la dégradation de l’environnement.
Face à ces défis, l’accent a été mis sur la nécessité d’une coopération transfrontalière renforcée. Les intervenants ont souligné que la nature transnationale de ces réseaux impose une réponse coordonnée entre les pays membres, notamment en matière de partage d’informations, de formation des forces de sécurité et d’harmonisation des cadres juridiques.
L’atelier a également permis d’identifier des pistes d’action concrètes, telles que le renforcement des capacités des institutions nationales, l’amélioration des mécanismes de traçabilité des minerais et l’utilisation accrue des technologies pour surveiller les activités illégales.
Dans un contexte où les ressources minières représentent un levier clé de développement pour l’Afrique australe, la lutte contre les crimes miniers apparaît comme une priorité stratégique pour garantir une exploitation durable, sécurisée et bénéfique aux économies locales.






























