Les chiffres donnent le vertige. Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) a recensé 439 violations des droits humains en janvier 2026, principalement dans les provinces de l’est, impliquant aussi bien des groupes armés que des forces gouvernementales. Malgré une légère baisse par rapport aux mois précédents, la situation reste très préoccupante, avec notamment des cas de violences sexuelles.
Ces statistiques glaçantes traduisent une réalité que vivent au quotidien des millions de Congolais. Des femmes violées comme arme de guerre, des hommes exécutés sommairement, des enfants enrôlés de force, autant d’actes qui, accumulés mois après mois, constituent ce que certains observateurs n’hésitent plus à qualifier de crime contre l’humanité à ciel ouvert.
La MONUSCO, mission onusienne au Congo, entame elle-même une nouvelle phase. Dans un contexte sécuritaire très tendu, l’Américain James Swan prend officiellement la tête de la MONUSCO. Ce changement de direction intervient à un moment critique, alors que la mission est elle-même engagée dans un processus de retrait progressif du territoire congolais.
L’enjeu est immense : qui protégera les civils lorsque les Casques bleus partiront ? La question, posée depuis des années par les organisations de défense des droits humains, reste sans réponse satisfaisante. À Kinshasa, le gouvernement multiplie les déclarations d’intention. Sur le terrain, les victimes continuent de compter leurs morts.





























