La Somalie entre dans une nouvelle phase d’incertitude politique après l’expiration officielle du mandat de son 11ᵉ Parlement. Cette situation crée un vide institutionnel partiel dans un pays déjà confronté à une instabilité chronique et à des défis sécuritaires persistants.
Le président Hassan Sheikh Mohamud dispose encore d’une période limitée avant la fin de son propre mandat, mais la coïncidence entre la fin du Parlement et la proximité des échéances exécutives accentue les tensions politiques. Plusieurs acteurs politiques et régionaux contestent la légitimité des arrangements institutionnels récents.
Le débat central porte sur la réforme constitutionnelle et l’organisation des élections. Le gouvernement fédéral pousse vers un système électoral élargi, tandis que plusieurs États fédérés et l’opposition dénoncent un processus non consensuel et potentiellement exclusif.
Cette divergence fragilise davantage un équilibre politique déjà instable entre Mogadiscio et les régions fédérées, notamment Puntland et Jubbaland, qui réclament un cadre électoral plus inclusif.
Sur le terrain sécuritaire, la situation reste également préoccupante. Les groupes armés, dont Al-Shabaab, continuent d’exploiter les fragilités institutionnelles pour maintenir leur influence dans plusieurs régions rurales.
Dans ce contexte, la Somalie apparaît engagée dans une transition politique inachevée, où les échéances institutionnelles ne parviennent pas à produire une stabilisation durable.
Les partenaires internationaux appellent à un dialogue élargi afin d’éviter une nouvelle crise constitutionnelle. Mais les divergences internes rendent la construction d’un consensus particulièrement difficile.






























