En République démocratique du Congo, une motion de défiance a été déposée ce lundi 13 avril à l’Assemblée nationale contre le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani.
L’initiative, portée par le député Laddy Yangotikala, bénéficie déjà de 56 signatures parlementaires, selon les informations communiquées par ses initiateurs.
Les signataires reprochent au ministre une incapacité à endiguer la montée de l’insécurité, notamment dans la capitale Kinshasa, mais aussi dans plusieurs autres villes du pays.
Braquages, enlèvements, cambriolages et violences urbaines sont régulièrement cités comme signes d’une dégradation du climat sécuritaire.
Cette motion traduit une montée de la pression politique autour des questions sécuritaires, devenues un sujet central du débat parlementaire.
Elle intervient dans un contexte où les autorités sont déjà confrontées à plusieurs fronts sécuritaires à l’Est du pays, notamment les groupes armés et les violences intercommunautaires.
Si la motion venait à être examinée et adoptée, elle constituerait un revers politique significatif pour le gouvernement. Même sans issue immédiate, elle illustre un climat de défiance croissant au sein de la représentation nationale.
Le sort du ministre dépendra désormais des rapports de force à l’hémicycle et de la capacité de l’exécutif à défendre son bilan sécuritaire.
Au-delà du cas individuel du ministre, cette initiative met en lumière une préoccupation structurelle : la difficulté persistante de l’État à garantir la sécurité dans un pays vaste et confronté à des défis multiples.
Dans ce contexte, la question sécuritaire s’impose comme un test politique majeur pour les autorités congolaises.






























