La situation sécuritaire à Kinshasa a dominé les débats lors d’une plénière qualifiée d’explosive tenue le 8 avril à l’Assemblée nationale. Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a été auditionné par les députés sur la montée des actes criminels dans la capitale.
Au centre des préoccupations figurent les kidnappings, les braquages à main armée et les visites domiciliaires attribuées à des réseaux criminels de plus en plus actifs. Plusieurs élus ont dénoncé une insécurité devenue chronique, affectant aussi bien les quartiers populaires que les zones réputées plus sécurisées.
Face aux interpellations, le ministre de l’Intérieur a dû répondre à des critiques insistantes sur l’efficacité des dispositifs actuels de sécurité. Les échanges ont été particulièrement tendus, traduisant l’impatience croissante des représentants de la population.
Dans l’opinion publique, la pression s’accentue également, les habitants de Kinshasa exprimant un sentiment d’insécurité grandissant et réclamant des mesures rapides et visibles pour enrayer la criminalité urbaine.
Cette séance parlementaire met en lumière un défi majeur pour les autorités congolaises : restaurer la sécurité dans une mégapole en forte croissance démographique, où les forces de sécurité sont régulièrement accusées de manquer de moyens et de coordination.
Aucune annonce de nouvelles mesures concrètes n’a été formalisée à l’issue des débats, mais les députés ont insisté sur la nécessité d’actions rapides et de résultats tangibles dans les semaines à venir.






























