Au Mali, le groupe jihadiste Groupe de soutien à l’islam et des musulmans intensifie ses opérations dans plusieurs zones du sud et de l’ouest, obligeant l’armée malienne et ses partenaires à adapter leur dispositif sécuritaire.
Selon plusieurs analyses sécuritaires, les actions du Groupe de soutien à l’islam et des musulmans visent à étendre leur influence au-delà des zones historiques d’insécurité du nord et du centre. Cette évolution contraint les forces armées maliennes à disperser leurs moyens et à revoir leurs priorités stratégiques.
Les forces armées du Mali, appuyées par des partenaires étrangers dont les forces russes opérant dans le cadre de dispositifs de coopération sécuritaire, doivent désormais ajuster leur posture face à une menace plus diffuse et mobile.
Cette adaptation passe par une réallocation des ressources et un renforcement des opérations de surveillance dans des zones jusqu’ici moins exposées.
L’évolution des attaques vers le sud et l’ouest du pays marque une extension inquiétante de la menace jihadiste. Elle complique les efforts de stabilisation, alors que ces régions concentrent des enjeux économiques et logistiques importants.
Le Mali reste confronté à une guerre asymétrique où les groupes affiliés à État islamique et au Groupe de soutien à l’islam et des musulmans maintiennent une capacité de nuisance élevée.
Dans ce contexte, la reconfiguration des stratégies militaires apparaît comme une réponse nécessaire mais insuffisante face à la complexité et à la mobilité des groupes armés.






























