Participer ne suffit pas. Les Léopards de la RDC le savent. Quand on revient d’une absence de 52 ans d’une Coupe du monde, on ne vient pas faire de la figuration. On vient peser.
Le président Tshisekedi, lors du dîner offert aux joueurs le 5 avril, avait été explicite : “Faites bonne figure.” Un message de fierté mais aussi d’ambition, adressé à des joueurs qui portent les espoirs de 100 millions de Congolais.
Cette semaine du 20 avril marque le début de la vraie préparation. Le sélectionneur Hector Cuper, technicien argentin rompu aux grandes compétitions, a réuni son groupe pour des séances d’analyse vidéo et de travail physique. L’objectif : identifier les forces du groupe, consolider les blocs défensifs et développer les automatismes offensifs d’une équipe qui a montré lors des qualifications une vraie capacité à jouer collectivement.
Le tirage au sort déterminera les adversaires, mais Cuper a déjà établi des principes de jeu clairs : pressing haut, transitions rapides, exploiter la vitesse des éléments offensifs. La qualification de la RDC avait été arrachée en prolongations contre la Jamaïque, grâce à un but d’Axel Tuanzebe à la 100e minute, une victoire du mental autant que du talent.
Ce Mondial sera une première pour toute une génération de Congolais nés après 1974. Pour eux, le football national existait dans les manuels et les souvenirs des anciens. Le 2 et le 3 mai, pendant que Fally Ipupa chantera au Stade de France, l’autre grande fierté nationale prépare son propre stade. Le Congo est en mouvement.




























