Le Burundi appelle la communauté internationale à renforcer son implication face à la persistance des violences et au non-respect de l’Accord de Washington par les parties congolaise et rwandaise.
Le Burundi est un acteur central et souvent oublié de la crise dans l’Est congolais. Il partage une longue frontière avec le Sud-Kivu, où les affrontements continuent. Des dizaines de milliers de réfugiés congolais ont trouvé refuge sur son territoire. Et Bujumbura a des intérêts de sécurité directement liés à la stabilisation de la frontière avec la RDC.
Cet appel burundais dit la frustration partagée par les pays voisins face à des accords signés qui ne produisent pas de résultats tangibles sur le terrain. L’Accord de Washington, validé par le parlement congolais en avril 2026, était présenté comme un tournant. Cinq mois après sa signature, les combats se poursuivent, l’échange de prisonniers prévu n’a pas eu lieu, et le retrait des troupes rwandaises reste hypothétique.
La voix du Burundi renforce le message de Marco Rubio sur la mi-juillet comme date limite pour voir des progrès concrets. Plus les pays de la région s’expriment en ce sens, plus la pression internationale sur les belligérants s’intensifie. La diplomatie régionale africaine est en train de jouer son rôle. Reste à voir si ce rôle sera entendu.





























