La guerre en Ukraine entre dans sa quatrième année sans que l’horizon d’une paix soit clairement visible. Ce 17 avril, les bilans publiés par les sources ukrainiennes et internationales dressent un tableau d’une violence persistante et délibérément dirigée vers les civils.
Des frappes russes ont fait au moins 19 morts et plus de 100 blessés lors d’attaques sur Kiev, Dnipro et Odessa. Ces bombardements massifs ont visé des zones résidentielles et des infrastructures civiles.
Le ministère de la Défense russe a rendu publique la liste d’une vingtaine d’entreprises européennes qui fabriquent des drones destinés à l’Ukraine ou des composants pour ces derniers. Moscou les qualifie de “cibles légitimes”, une déclaration qui fait craindre une escalade du conflit en dehors des frontières ukrainiennes.
Cette menace directe contre des entreprises civiles européennes marque un seuil nouveau. En désignant nommément des fabricants français, allemands, britanniques et d’autres nationalités, Moscou envoie un signal d’intimidation à l’industrie de défense occidentale. Certains analyste y voient une tentative de décourager la livraison de technologies militaires à Kyiv. D’autres y perçoivent une escalade rhétorique qui pourrait préparer des actes.
Les pertes totales des troupes russes du 24 février 2022 au 17 avril 2026 s’élèvent à environ 1 316 070 personnes selon les sources ukrainiennes, dont environ 1 000 au cours des dernières 24 heures.
Quatre ans de guerre. Des centaines de milliers de morts. Des villes ukrainiennes en ruines. Et une communauté internationale qui continue de chercher l’équilibre impossible entre soutien à Kyiv et évitement d’une escalade directe avec Moscou. L’Ukraine, elle, n’a pas le luxe de cette réflexion. Elle se bat pour sa survie.





























