La situation humanitaire continue de se dégrader dans l’est de la République démocratique du Congo. À Mweso, la faim touche désormais de nombreuses familles, dans un contexte de combats persistants, d’enclavement et de rupture des moyens de subsistance.
Dans cette zone du Masisi, une partie importante de la population dépend traditionnellement de l’agriculture vivrière. Or, l’insécurité empêche de nombreux habitants d’accéder à leurs champs.
Sans récoltes régulières, les réserves alimentaires s’épuisent rapidement et les revenus disparaissent.
Selon les témoignages locaux, la malnutrition ne touche plus seulement les enfants les plus vulnérables : elle concerne aussi les adultes. Cela indique une crise alimentaire généralisée plutôt qu’une détresse limitée à certains ménages.
Lorsque l’ensemble du foyer réduit ses repas, les conséquences sanitaires peuvent devenir durables.
L’accès humanitaire à Mweso reste extrêmement limité. L’enclavement de la zone, les combats et les risques sécuritaires compliquent l’acheminement de l’assistance.
Les besoins augmentent donc plus vite que la capacité de réponse des organisations présentes.
La région accueillait déjà, avant la récente aggravation militaire, des camps de déplacés installés depuis plus d’une décennie. La nouvelle vague d’instabilité vient aggraver une vulnérabilité ancienne jamais réellement résolue.
Cela transforme une urgence ponctuelle en crise chronique.
Des habitants accusent des groupes armés, notamment l’AFC/M23, d’actions affectant directement les moyens de subsistance, y compris la destruction de cultures. D’autres groupes armés locaux restent également actifs dans la zone, ce qui entretient l’insécurité générale.
Dans ce type de conflit, la nourriture devient elle-même un enjeu stratégique.





























