Le mouvement politique « Sauvons la RDC » a publié un communiqué sévère à l’issue de son deuxième conclave tenu du 6 au 8 avril 2026. Réuni sous la présidence de l’ancien chef de l’État Joseph Kabila, le groupe affirme que la République démocratique du Congo traverse une phase de « dérive dictatoriale » et appelle les citoyens à une mobilisation accrue.
Cette prise de position intervient dans un climat politique déjà tendu, marqué par les débats sur la sécurité, la gouvernance et les équilibres institutionnels.
Dans son texte final, le mouvement accuse les autorités de restreindre l’espace démocratique, de museler les voix critiques et d’entretenir l’absence de dialogue politique crédible.
Selon ses dirigeants, le pays s’enfoncerait dans une logique de concentration du pouvoir, au détriment des contre-pouvoirs institutionnels et des libertés publiques.
Le communiqué insiste également sur l’aggravation de la crise sécuritaire, en particulier dans l’Est du pays. Le mouvement reproche à l’État de ne pas assurer la protection des populations civiles confrontées aux violences armées.
Les zones de Minembwe, Masisi et Goma sont citées parmi les régions les plus affectées.
Sur le plan socio-économique, « Sauvons la RDC » alerte sur la dégradation continue des conditions de vie, la pauvreté massive et l’insécurité alimentaire qui frappent une large partie de la population.
Le mouvement estime que les richesses nationales ne se traduisent pas en amélioration concrète pour les citoyens.
Les signataires dénoncent également l’opacité entourant certains accords conclus avec les États-Unis, notamment dans les domaines sanitaire et migratoire.
Ils y voient une atteinte à la souveraineté nationale et accusent le pouvoir de compromettre les intérêts stratégiques du pays.
Enfin, le mouvement rejette catégoriquement toute tentative de modification de la Constitution. En invoquant l’article 64, il affirme vouloir s’opposer à toute évolution institutionnelle jugée contraire à l’ordre démocratique.
Cette déclaration confirme que la question constitutionnelle reste l’un des sujets les plus sensibles de la vie politique congolaise.
Rewil bolio






























