Quarante mille personnes. En quelques jours. C’est le bilan humain des derniers affrontements dans la région de Walikale, au Nord-Kivu. Les conséquences des affrontements entre l’AFC-M23 et les FARDC ont plongé Walikale dans l’urgence humanitaire. Des familles entières ont fui à pied dans la forêt, emportant ce qu’elles pouvaient saisir en quelques minutes : un enfant dans les bras, une valise à la main, la peur dans le dos.
Des combats ont également été signalés entre les Wazalendo et l’AFC-M23 dans la localité de Rwankuba, dans le territoire de Rutshuru, ajoutant un nouveau foyer d’instabilité. La géographie des combats se fragmente, se complexifie, rendant toute coordination humanitaire extrêmement difficile.
Sur le terrain, les organisations humanitaires tirent la sonnette d’alarme. Les sites de déplacement sont saturés. L’eau potable manque. Les soins médicaux sont insuffisants. Et dans ce chaos, des groupes armés continuent de circuler, ciblant les populations les plus vulnérables.
La RDC a appelé l’ONU à une action “cohérente et déterminée” après le dernier rapport de Human Rights Watch sur le retrait de l’AFC-M23 d’Uvira. Car si certains territoires connaissent des retraits tactiques, d’autres subissent de nouvelles offensives. La carte des violences se dessine et se redessine de semaine en semaine, au gré des rapports de force entre des acteurs armés dont aucun ne semble vouloir la paix durablement.





























