L’horreur s’est répétée. Le territoire de Mambasa, en Ituri, reste le théâtre d’attaques sanglantes. Des rebelles ADF ont kidnappé une trentaine de civils au cours d’une offensive, causant plusieurs morts. Les autorités ont confirmé une opération de traque, dans un contexte marqué par la récurrence de ces drames et l’angoisse grandissante pour les familles concernées.
Les Forces démocratiques alliées, mouvement islamiste armé d’origine ougandaise mais implanté depuis des années dans les forêts de l’est congolais, ont fait de Mambasa leur zone de prédilection. Enlèvements, massacres, pillages : leur modus operandi est rodé et dévastateur. Les populations locales vivent dans une terreur permanente, fuyant à la moindre rumeur d’attaque, abandonnant champs et maisons pour se réfugier dans les centres urbains déjà saturés.
Ce qui désespère les habitants, c’est moins la violence elle-même avec laquelle ils ont appris, douloureusement, à composer que l’absence de réponse durable de l’État. Les opérations de traque sont annoncées, parfois conduites, mais jamais conclusives. Les ADF reculent temporairement, puis reviennent, souvent plus cruels.
Au premier trimestre 2026, l’Ituri a déjà enregistré près de 30 morts liés à des catastrophes et à des violences, selon la Protection civile. Un chiffre qui cache des milliers de vies brisées, d’enfants déscolarisés, de familles séparées à jamais. Le compte macabre continue, et personne ne semble avoir la clé pour l’arrêter.






























