L’Afrique renforce son engagement en faveur de l’économie bleue, un levier stratégique pour répondre aux défis alimentaires et économiques. Avec près de 5 millions de pêcheurs et plus de 10 millions de personnes dépendantes de cette activité, la pêche constitue un pilier essentiel des moyens de subsistance sur le continent.
Cette réalité place les ressources aquatiques au centre des politiques de développement. Des zones côtières de l’Afrique de l’Ouest aux grands lacs d’Afrique de l’Est, la pêche contribue de manière significative à l’approvisionnement en protéines pour des millions de ménages, tout en générant des revenus pour les communautés locales.
Face à la pression croissante sur les écosystèmes marins et fluviaux, les États africains s’orientent vers une exploitation plus durable. L’économie bleue vise ainsi à concilier croissance économique, sécurité alimentaire et préservation des ressources naturelles, dans un contexte marqué par la surpêche, le changement climatique et la pollution.
Plusieurs initiatives sont en cours pour moderniser le secteur, notamment à travers le développement de l’aquaculture, l’amélioration des chaînes de valeur et le renforcement de la surveillance des eaux territoriales. L’objectif est de maximiser les retombées économiques tout en limitant les pratiques illégales et destructrices.
Toutefois, la réussite de cette transition dépendra de la capacité des États à investir dans des infrastructures adaptées, à soutenir les communautés de pêcheurs et à renforcer la coopération régionale. Dans un contexte de croissance démographique rapide, l’économie bleue apparaît comme une réponse incontournable pour garantir une sécurité alimentaire durable en Afrique.






























