À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, une dizaine de policiers et un civil ont été arrêtés après avoir été surpris en train d’exécuter ce qui s’apparente à un faux jugement dans une concession du quartier CREC7.Selon une source policière, ces individus auraient été recrutés clandestinement par un officier de la Police nationale congolaise (PNC) et seraient impliqués dans des activités illégales.
Le porte-parole de la PNC/Haut-Katanga, le major Charles Espéranto Bin Lwamba, indique que le commissaire provincial, le général Blaise Kilimbalimba, a été alerté par la population locale. Cette alerte a conduit au déploiement d’une équipe sur le terrain pour vérification et intervention.
« Arrivée sur place dans la concession Baraka, l’équipe a constaté la présence de policiers en situation irrégulière, en pleine exécution de ce qui s’apparente à un faux jugement en ce dimanche de Pâques », a-t-il déclaré.
Les premières investigations ont révélé que ces policiers, dont un civil, auraient été recrutés en dehors des procédures légales par un commandant et affectés à cette activité par un officier supérieur ne disposant ni de la qualité ni des compétences requises.
« Tous les policiers impliqués ainsi que leur commandant ont été interpellés et conduits devant le commissaire provincial ce dimanche de Pâques », a précisé le major Lwamba.
Face à cette situation, le général Blaise Kilimbalimba a mis en garde les officiers supérieurs et leurs collaborateurs, les appelant au strict respect des procédures de recrutement au sein de la Police nationale congolaise.
Il a également invité la population ainsi que les requérants des services de gardiennage à se conformer aux dispositions légales en vigueur.
Les personnes interpellées, y compris le commandant incriminé et le civil en uniforme, ont été mises à la disposition de l’auditorat militaire afin de répondre de leurs actes.
Par ailleurs, la police rappelle que plusieurs opérations de bouclage menées au cours du premier trimestre de l’année dans différents quartiers de Lubumbashi ont permis l’arrestation de nombreux présumés criminels.
La semaine dernière, une opération menée au camp militaire Major Vangu s’est soldée par l’interpellation de 210 suspects, ainsi que la saisie de plusieurs armes.
Malgré ces efforts, certaines zones d’insécurité persistent dans la ville. Des actes de violence ont notamment été signalés à l’angle des avenues Maman Yemo et Likasi, où des individus ont agressé des passants et emporté des biens de valeur, dont des téléphones, dans la nuit de samedi à ce dimanche de Pâques.
Rewil Bolio






























