C’est une vérité longtemps tue qui vient d’éclater au grand jour. Le gouvernement camerounais a confirmé le 6 avril 2026, par communiqué du ministère des Relations extérieures, le décès de seize de ses ressortissants engagés dans des opérations militaires avec l’armée russe. Les seize noms ont été communiqués à la partie camerounaise par les autorités russes, qui précisent que ces décès ont eu lieu en “zone d’opération militaire spéciale” le terme utilisé par Moscou pour désigner l’invasion de l’Ukraine.
Cette annonce, aussi sobre que tardive, ouvre une boîte de Pandore. Combien de Camerounais se sont engagés dans les rangs de l’armée russe, attirés par des contrats mirobolants souvent présentés par des recruteurs peu scrupuleux ? Les familles des victimes, qui attendaient des nouvelles depuis des mois, se retrouvent face à un faire-part de décès administratif, sans détails sur les circonstances exactes ni sur le lieu de sépulture de leurs proches.
Cette révélation intervient dans un continent africain de plus en plus traversé par les tensions géopolitiques liées au conflit ukrainien. Plusieurs pays du continent ont vu des jeunes partir combattre pour Moscou, séduits par des promesses financières. Un phénomène qui interroge sur la responsabilité des États africains face à ces recrutements qui échappent à tout contrôle légal.





























