Pendant que le monde se bat pour les minerais congolais, les creuseurs artisanaux de Kolwezi, eux, risquent leur vie à mains nues. Après l’évacuation du site T17 pour présence de matières radioactives, le SAEMAPE a démarré l’identification des creuseurs artisanaux à Kasulo, Kolwezi, pour mieux structurer et sécuriser le secteur minier. Ce processus vise à limiter les risques sanitaires et à formaliser l’extraction minière informelle.
Cette alerte radiologique met en lumière les contradictions d’un pays qui possède dans son sous-sol certaines des ressources les plus convoitées de la planète; cobalt, coltan, uranium; sans que ses propres habitants en tirent les bénéfices. Les creuseurs artisanaux, souvent des jeunes sans autre alternative économique, s’exposent chaque jour à des risques qu’ils ne mesurent pas toujours.
L’enjeu sanitaire est colossal. Une contamination radioactive non maîtrisée peut avoir des conséquences sur plusieurs générations. Pourtant, la pression économique est telle que même les avertissements des autorités peinent à décourager les candidats à l’exploitation sauvage.
Dans ce contexte, la RDC a également formalisé sa coopération avec la Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre du second recensement général de la population et de l’habitat, avec plus de 200 millions de dollars de promesses de financement annoncés. Car pour construire un État capable de protéger ses citoyens, il faut d’abord les compter. Un préalable élémentaire, longtemps négligé dans ce géant d’Afrique centrale.





























