Les autorités de la République démocratique du Congo ont fermement rejeté, le 13 mars, un rapport publié par Human Rights Watch faisant état d’une recrudescence d’enlèvements forcés et de disparitions dans la capitale Kinshasa et ses environs depuis mars 2025.
Selon l’ONG, plus de 34 cas ont été documentés entre juillet 2025 et mars 2026, impliquant, dans plusieurs situations, des agents liés au Conseil National de la Cyberdéfense (CNC). Le rapport évoque des arrestations sans procédure judiciaire suivies de détentions secrètes, suscitant de vives inquiétudes sur le respect des droits fondamentaux.
Le gouvernement congolais a dénoncé un document « partial » et « politiquement orienté », remettant en cause la méthodologie et les sources de Human Rights Watch. Les autorités affirment que les opérations mises en cause s’inscrivent dans une stratégie de lutte contre l’insécurité urbaine, en particulier contre les groupes de délinquants connus localement sous le nom de « kuluna ».
Selon Kinshasa, ces interventions visent des « inciviques » impliqués dans des actes criminels, et non des opposants politiques ou des civils arbitrairement ciblés.
Les accusations de disparitions forcées, si elles étaient avérées, soulèveraient des questions majeures quant au respect de l’État de droit dans le pays. Les organisations de défense des droits humains appellent à l’ouverture d’enquêtes indépendantes et à la transparence sur le rôle des services de sécurité.
Dans un contexte déjà marqué par une situation sécuritaire tendue à l’est du pays, ces allégations contribuent à alimenter les inquiétudes sur une possible dérive sécuritaire dans la gestion des affaires internes.
Cet épisode illustre une relation de plus en plus tendue entre les autorités congolaises et certaines organisations internationales. Tandis que ces dernières alertent sur les atteintes aux droits humains, le gouvernement dénonce régulièrement des ingérences et des lectures jugées déconnectées du contexte sécuritaire local.
À défaut d’un dialogue constructif ou d’une enquête indépendante reconnue par toutes les parties, le différend risque de renforcer la polarisation autour de la question des droits humains en RDC.






























