Au moins 14 civils ont été tués et des dizaines d’autres blessés vendredi dans la zone d’Umm Arda, au Kordofan du Nord, selon l’organisation soudanaise Emergency Lawyers. L’attaque a été attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR).
Les FSR ont affirmé avoir pris le contrôle d’Umm Arda, présentant cette opération comme une avancée stratégique. L’armée soudanaise conteste toutefois cette version et affirme avoir repoussé des attaques dans la zone. Les déclarations des deux camps n’ont pas pu être vérifiées indépendamment.
Les violences provoquent de nouveaux déplacements massifs. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, environ 4 250 personnes ont fui trois villages du Kordofan du Nord les 14 et 15 août, face à la dégradation de la situation sécuritaire.
La situation humanitaire se détériore également dans les zones touchées par les combats. Les pénuries de nourriture, d’eau et de services essentiels sont aggravées par l’interruption des routes d’approvisionnement et les difficultés d’accès des organisations humanitaires.
Le Kordofan du Nord devient ainsi l’un des principaux fronts de la guerre qui oppose l’armée soudanaise aux FSR depuis avril 2023. Les affrontements dans cette région menacent également les populations déplacées et les communautés d’accueil.
L’intensification des combats intervient alors que les besoins humanitaires restent considérables. Les enfants figurent parmi les premières victimes de cette crise, confrontés au déplacement, à la malnutrition et à l’interruption des services essentiels.
Le Soudan s’enfonce ainsi dans une crise où la progression militaire des belligérants se traduit par un coût humain toujours plus lourd pour les civils. La multiplication des déplacements dans le Kordofan souligne l’urgence d’un accès humanitaire sécurisé et d’une protection effective des populations.





























