Selon les derniers chiffres disponibles au 16 août, 2 325 personnes sont mortes sur 4 945 cas confirmés, dépassant les 2 299 décès enregistrés lors de l’épidémie de 2018-2020. L’OMS décrit une transmission toujours intense et en expansion.
Cette nouvelle flambée est provoquée par le virus Ebola Bundibugyo, une souche pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement approuvé. L’épidémie a été officiellement déclarée en mai 2026 et constitue le 17ᵉ épisode d’Ebola recensé en RDC.
La progression particulièrement rapide du virus est aggravée par les difficultés d’accès aux soins, la fragilité des infrastructures sanitaires, les déplacements de populations et l’insécurité qui touche plusieurs zones de l’est du pays.
La réponse sanitaire se heurte également à la méfiance de certaines communautés et aux difficultés de détection précoce. L’OMS et les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies appellent à renforcer le dépistage, le suivi des contacts, la prise en charge des malades et la mobilisation communautaire.
La crise dépasse désormais les frontières congolaises. Des cas liés à la RDC ont été détectés en Ouganda, poussant l’OMS à considérer l’épidémie comme une urgence de santé publique de portée internationale.
Pour la RDC, l’urgence est désormais d’accélérer la riposte avant que la transmission ne s’étende davantage. Cette épidémie rappelle surtout que la lutte contre Ebola ne dépend pas uniquement des moyens médicaux : elle repose aussi sur la sécurité, la confiance des populations, la solidité du système de santé et la mobilisation internationale.





























