Le Comité du Conseil de sécurité des Nations Unies créé en vertu de la résolution 1533 (2004) a approuvé, le 14 juillet 2026, l’inscription de six individus et de deux entités sur la liste des sanctions des Nations Unies concernant la République démocratique du Congo.
Cette décision s’inscrit dans le cadre des mesures prévues par le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, qui autorise le Conseil de sécurité à adopter des sanctions contre les personnes et organisations considérées comme une menace à la paix et à la sécurité internationales.
Les nouvelles désignations concernent :
- Corneille Nangaa Yobeluo, chef de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) ;
- Sébastien Uwimbabazi, dirigeant des FDLR ;
- Muhammed Lumisa, commandant des ADF ;
- Charles Sematama, chef militaire de Twirwaneho ;
- John Imani Nzenze, chef du renseignement du M23 ;
- Gustave Kubwayo, commandant des FDLR-FOCA.
Le Comité a également décidé d’inscrire l’Alliance Fleuve Congo (AFC) ainsi que Twirwaneho sur la liste des entités sanctionnées.
Cette décision intervient alors que la République démocratique du Congo multiplie les démarches diplomatiques auprès des Nations Unies afin d’obtenir un renforcement des mécanismes internationaux de lutte contre les groupes armés opérant dans l’est du pays.
L’inscription de nouvelles personnalités et organisations sur la liste des sanctions traduit la volonté du Conseil de sécurité d’accroître la pression internationale sur les acteurs impliqués dans les violences qui déstabilisent les provinces orientales.
Le rôle actif de la Mission permanente de la RDC à New York
Cette évolution intervient dans un contexte où la Mission permanente de la République démocratique du Congo auprès des Nations Unies, dirigée par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, mène une activité diplomatique soutenue au sein des organes des Nations Unies.
Depuis le début du mandat de la RDC au Conseil de sécurité, la délégation congolaise s’est attachée à maintenir la situation sécuritaire dans l’est du pays au cœur des discussions internationales, plaidant pour une application rigoureuse des résolutions du Conseil et une responsabilisation accrue des auteurs de violences.
Si les décisions relatives aux sanctions sont prises collectivement par les membres du Comité compétent, les initiatives diplomatiques et le travail de plaidoyer des États concernés jouent un rôle important dans la mise en lumière des préoccupations sécuritaires et dans l’alimentation des discussions qui conduisent à ces décisions.
Les personnes et entités inscrites sur la liste des sanctions sont notamment soumises à un gel de leurs avoirs, à une interdiction de voyager et à un embargo sur les armes, conformément aux dispositions adoptées par le Conseil de sécurité.
L’objectif est de limiter les capacités opérationnelles des groupes armés et de leurs dirigeants, tout en renforçant les efforts internationaux en faveur de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.
Pour Kinshasa, cette nouvelle décision constitue un signal fort de l’engagement continu des Nations Unies à soutenir les efforts de stabilisation et à lutter contre les acteurs qui alimentent les conflits dans la région des Grands Lacs.
La liste actualisée des personnes et entités sanctionnées est disponible sur le site officiel des Nations Unies.



























