Le chef de l’État congolais cherche ainsi à élargir les consultations autour du futur dialogue politique, alors que la RDC reste confrontée à de fortes tensions internes et à une situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays.
La présence d’anciens responsables proches de Joseph Kabila constitue un signal politique important. Elle pourrait permettre d’associer au processus des personnalités issues d’une famille politique qui a longtemps été dans l’opposition au pouvoir de Félix Tshisekedi.
Cette démarche intervient alors que le président congolais insiste sur la nécessité de diriger le pays dans la cohésion plutôt que dans la division. L’objectif affiché est de créer les conditions d’un dialogue suffisamment inclusif pour répondre aux principales crises nationales.
La composition de cette équipe pourrait également être déterminante pour la crédibilité du processus. La participation de personnalités ayant une expérience de l’État et des négociations politiques pourrait faciliter la préparation d’une feuille de route et l’identification des principaux acteurs à associer au dialogue.
Mais le défi reste considérable. La réussite du processus dépendra notamment de son degré d’inclusivité, de la confiance entre les différentes forces politiques et de la capacité à articuler les enjeux institutionnels avec la crise sécuritaire dans l’Est.
Pour Félix Tshisekedi, ce dialogue représente donc à la fois un enjeu de cohésion nationale et un test politique majeur : parvenir à réunir autour d’une même table des acteurs longtemps opposés afin de rechercher une réponse commune aux crises que traverse la RDC.





























