Kinshasa entend défendre quatre priorités : l’instauration d’un cessez-le-feu effectif, l’opérationnalisation du mécanisme de vérification, le renforcement de la réponse régionale face aux ADF et l’acheminement de l’aide humanitaire.
Le mécanisme de vérification doit notamment permettre de surveiller le respect des engagements et de documenter les violations du cessez-le-feu. La RDC considère ce dispositif comme essentiel pour éviter que les engagements politiques restent sans effet sur le terrain.
Kinshasa souhaite également une mobilisation régionale plus forte contre les ADF, dont les activités continuent de représenter une menace pour les populations et la stabilité de la région.
La question humanitaire constitue un autre volet majeur. La RDC plaide pour un accès renforcé des populations affectées aux secours et pour la sécurisation des voies permettant l’acheminement de l’aide.
Cette position intervient alors que la SADC a récemment souligné que la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC menace la paix et l’intégration régionale. Elle a également insisté sur le respect des accords de Doha et de Washington.
À Durban, Kinshasa cherche ainsi à maintenir la pression régionale en faveur d’un cessez-le-feu vérifiable, d’une réponse sécuritaire coordonnée et d’une prise en charge urgente des conséquences humanitaires du conflit. Le sommet pourrait constituer une nouvelle étape dans la recherche d’une réponse africaine à la crise congolaise.




























