La revue de presse du 5 juin 2026 fait état d’une mobilisation en demi-teinte pour la journée “ville morte” contre la réforme constitutionnelle à Kinshasa.
À Kinshasa, la “ville morte” a ralenti les activités sans paralyser la capitale. À Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu et Kananga, il n’y a pas eu de ville morte. Au Kasaï, les activités se sont déroulées normalement à Tshikapa malgré l’appel à une journée de protestation.
Les lectures de cet événement sont radicalement opposées selon le camp politique. Steve Mbikayi, porte-parole du gouvernement, a déclaré que l’opposition “expose son désarroi en célébrant un succès que les faits démentent.” De leur côté, Moïse Katumbi et Martin Fayulu ont présenté la mobilisation partielle de Kinshasa comme une première victoire dans une bataille longue.
Ce qui est incontestable : des quartiers populaires de la capitale ont effectivement suivi le mot d’ordre. Des marchés ont fermé. Des transports ont été clairsemés. Ce n’est pas une révolution, mais c’est une démonstration que la question constitutionnelle mobilise une partie significative de la population urbaine.
Pour l’opposition, l’enjeu est maintenant de transformer cet élan en organisation durable, pas en événements ponctuels. Pour le gouvernement, l’enjeu est d’engager le dialogue avant que la pression ne devienne ingérable.





























