Un audit portant sur les effectifs de la Police nationale congolaise (PNC) révèle l’existence de plus de 63 000 policiers qualifiés de « non actifs » ou « fictifs » sur un effectif total d’environ 158 000 agents.
Selon les conclusions de cette évaluation, ces irrégularités représenteraient un coût annuel estimé à 204 millions d’euros pour les finances publiques. Les résultats soulèvent de sérieuses interrogations sur la gestion administrative des effectifs et le contrôle de la masse salariale au sein de la police congolaise.
L’audit met en évidence des anomalies liées notamment à la présence d’agents introuvables, de personnels ne remplissant plus effectivement leurs fonctions ou de situations administratives non régularisées.
Ces dysfonctionnements auraient entraîné le versement de rémunérations à des personnes ne participant pas aux missions opérationnelles de la Police nationale, réduisant ainsi les ressources disponibles pour le recrutement, l’équipement et l’amélioration des conditions de travail des policiers effectivement en service.
Cette situation intervient alors que le gouvernement poursuit les réformes destinées à moderniser les institutions de sécurité, améliorer leur efficacité et renforcer la gouvernance publique.
Pour plusieurs spécialistes des finances publiques, la fiabilisation des fichiers du personnel constitue une étape essentielle afin d’assurer une gestion transparente des ressources humaines, de lutter contre les détournements de fonds et d’optimiser les dépenses de l’État.
Les conclusions de l’audit pourraient conduire les autorités à engager un processus de vérification physique des agents, de mise à jour des bases de données administratives et de contrôle renforcé des paiements de salaires.
Une telle opération permettrait non seulement de réaliser des économies substantielles, mais également de réaffecter les ressources économisées au renforcement des capacités opérationnelles de la Police nationale congolaise, notamment en matière de formation, d’équipement et d’amélioration des conditions de travail.
Pour de nombreux observateurs, cette démarche s’inscrit dans les efforts plus larges de réforme de l’administration publique et de promotion de la bonne gouvernance, deux priorités régulièrement mises en avant par les autorités congolaises dans leur programme de modernisation de l’État.




























