La planète ne suit plus les saisons. C’est peut-être la conclusion la plus effrayante de ce mois d’avril 2026, marqué par des événements météorologiques extrêmes sur tous les continents, avec une distribution géographique qui déjoue toutes les prévisions.
Dubaï, une ville construite sur la sécheresse, a connu des inondations catastrophiques. São Paulo, l’une des plus grandes villes d’Amérique latine, souffre d’une sécheresse record qui menace l’approvisionnement en eau de ses 22 millions d’habitants. En Europe du Nord, des températures printanières ont battu des records vieux d’un siècle. Au Sahel africain, les pluies ont été précoces dans certaines zones et totalement absentes dans d’autres, déroutant les agriculteurs qui dépendent du calendrier des saisons pour leurs cultures.
Ce qui caractérise ce moment, c’est précisément cette imprévisibilité. Les modèles climatiques avaient annoncé un réchauffement graduel et géographiquement prévisible. Ce que l’on observe, c’est une volatilité extrême des événements plus intenses, plus fréquents, et qui frappent des endroits inattendus.
Pour l’Afrique, continent dont 60 % de la population dépend de l’agriculture pluviale, cette imprévisibilité est une catastrophe en lente construction. La stabilisation des prix du pétrole liée à la trêve Iran-USA a apporté un léger répit à certaines économies africaines mais ce répit économique ne protège pas des conséquences climatiques qui s’accumulent saison après saison. Le Jour de la Terre passé, le travail recommence. Sans relâche, sans garantie.






























